“Élémentaire mon cher...Lock Holmes.”

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« Hier encore nous voulions le monde à nos pieds. Que reste-t-il aujourd’hui de nos rêves d’enfants ? Des chaines à mes chevilles. Et tes yeux pour pleurer. »


Je vois mon autre. Ses mains s’accrochent avec force à chaque barreau tandis que sous chacune de ses poussées, l’échelle émet un grincement sinistre rappelant la mélodie du danger. Je le vois. Je le sens. Le contact brut du fer sur sa peau brûlante d’un mélange d’excitation et d’appréhension. Telle a toujours été notre définition de l’extase. Nous ne pouvions vivre sans risque. La monotonie c’était la mort. La mort du corps, de l’âme et de l’esprit. En somme, la fin du rêve que nous avions tissé sur le fil de toutes les peurs.

Rien n’a changé. C’est encore un être magnifique. Surréaliste. Sa silhouette se détache du décor aux couleurs criardes. Non, ce n’est pas un monstre de cirque. Nul besoin d’artifices grotesques et de présentations creuses. Son art, notre art, se suffit à lui-même. Pas après pas, sur la corde raide, jouant sa vie comme on parie aux cartes. Tybalt est l’as de trèfle qui pique mon cœur. Sa prestance me laisse sur le carreau. Mais dans cette incroyable audace, je suis la seule personne à pouvoir encore déceler une once d’obscurité grandissante. Une prédatrice prête à engloutir son être, en se faufilant sans pitié dans les fissures de ses incertitudes. Oui, je l’ai deviné à travers son regard : c’est bien l’ombre d’un doute. Mais la loi est ce qu’elle est. Dure et intransigeante. Ici, ce genre de flottements ne pardonne pas. Il assassine sans vergogne.
    ■■■ « CIELO !»

Le cri déchire brutalement la toile des nuages. La concentration foudroyée en plein vol par un puissant éclair de réalité, je vois l’équilibre de mon reflet qui se trouble. Le miroir se brise de part en part et la symbiose se conclut dans une chute qui semble interminable. Je disparais. Nos retrouvailles sont terminées. Le cœur une fois de plus morcelé, je le laisse partir. Mais ce ne sont que des adieux provisoires. Je sais qu’il reviendra. Il finit toujours par me revenir.


₪۩۞۩₪

Le filet était bien là. Réconfortant appui après la terrible descente. Mais la sensation du vide physique n’était rien en comparaison à la marque de l’échec qui s’étalait, honteuse, sur son visage. Se laissant bercer par les quelques rebondissements du hamac de résille, Tybalt ferma les yeux et repris sa respiration. Et comme à chaque fois, l’inspiration eut l’effet d’un coup de poignard au sein de sa cage thoracique comprimée. Doucement les mouvements de balancier ralentirent et le jeune acrobate put s’en relever sans encombre. Une fois debout, il adressa un regard accusateur au clown qui l’avait interrompu. Ce dernier s’empressa de répliquer avec un haussement d’épaule dans le seul but de se disculper :
    ■■■ « Pas de ma faute…on te demande, héhéhé. J’espère que t’as rien fait de mal sinon ça va encore barder avec le patron, comme la dernière fois. Et l’avant dernière fois. Et l’avant avant dernière fois. Et ahaha… »

En réponse, le jeune homme se contenta d’un sourire feint et d’une petite tape sur l’épaule de son compagnon. Il n’avait jamais aimé les clowns. Ils se croyaient drôles. S’en devenait presque triste.

Le vent s’engouffrait en brise légère par l’entrée à demie-close du chapiteau, faisant virevolter sa longue crinière dorée. Hésitant, Tybalt s’approcha avec prudence de la sortie. Après tout, il ne savait rien de ce mystérieux visiteur. Il passa discrètement la tête par l’encolure de la toile et scruta les alentours avant d’apercevoir une silhouette longiligne lui tournant le dos. Rassuré, il dégagea un pan de la toile en un geste magistral. Presque théâtral.
    ■■■ « Mademoiselle, puis-je vous aider ? »

Sourire de Don Juan aux lèvres : le jeu pouvait commencer. Quelque part et il l’avait deviné, la partie allait être ardue.

« Nous avions rêvé de ce moment cristallin à jamais suspendu dans le vent. Mais ce songe est devenu poussière. Et cette cendre, notre tombeau spirituel. »
Ce post a été écrit dans le sujet « “Élémentaire mon cher...Lock Holmes.” » le Lun 10 Sep - 2:17.


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◀◀
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Un silence comme il était rare au commissariat. Seules les feuilles tremblaient, accompagnant ce calme incertain. Rompu. Cette pause dans le temps, si rare, fût brisées en un millième de seconde. Une voix grave, celle d'un homme, venait troubler ce calme.

« Mademoiselle Holmes? »

La personne en question tourna la tête, laissant ses cheveux noirs de jais guider son chemin. Ils les regardaient intensément avec toute leur profondeur. Ils brillaient de mille feux, mais malgré tout, ils n'étaient que noir, sans aucune couleur. C'était sa marque de fabrique, sa caractéristique spéciale. Lacie Holmes, la femme aux cheveux noirs. Ils furent longtemps associés à un corbeau, signe de mauvaise augure. Mais derrière eux se trouve cachée une femme éblouissante, rayant cette image lugubre.

« Qu'il y a-t-il? »

D'une douce voix, harmonieuse et simple, calmant ce bruit qui venait d'arriver Lacie fixait l'homme qui venait de déranger la jeune femme. D'un simple air reposé, elle attendait patiemment et simplement la raison de sa venue. A n'en pas douter il s'agissait là d'une petite affaire qui devait le déranger. Ils venaient tous voir cette chère jeune femme pour les affaires délicates. Le temps se répétait et s'écoulait à la fois.

« Une affaire de vol banale vient d'être rapportée à notre poste. Le suspect est, semble-t-il d'après la description des témoins, un membre des Dark wood circus, Tybalt L. Montaigu. Comme vous entretenez de bons termes avec eux, serait-il possible que vous puissez faire l'enquête? »

Les Dark wood circus encore. Un cirque banal, avec des numéros communs. Des artistes comme il en pleut dans ce milieu là. Et pourtant, ce nom reste tabou au sein des forces de l'ordre. Depuis cette fameuse affaire il y a 3ans qui les suspectaient d'être des criminels aussi violents que rares, la police peine à renouer les liens avec eux.

De ses yeux bleux, gravant chaque instant dans sa tête, analysant et lisant dans les âmes de chacun, Lacie fixait le vide. Refléchissait-elle? Sûrement. Perdue dans ses pensées bien loin de la réalité, se remémorant chacun de ses souvenirs avec ce cirque étrange. D'un air calme et posé, comme à son habitude, elle reposa une dernière fois son regard lentement sur cet homme. Et souffla. Elle ne dit mot et s'en alla sur le champ, ne donnant aucune réponse à cet inconnu. Les mots étaient inutiles, l'évidence était là.

▶▶
RETOUR EN AVANT

Un brin de vent, des bruits de pas. Le calme résonnait dans le crique des Dark wood circus. Pas une cage ouverte, pas de bouteilles par terre. Une terre propre et seine, foulée des pas des spectateurs. Il n'y en avait aucun. Pas l'ombre d'une personne, le crique était presque désert, perdu entre des collines. Exilé de la fureur de Venise. Un homme enfin, perdu entre les chapiteaux et les couleurs. L'unique présence humaine ici. Les pas s'accéléraient, se rapprochant de lui. Une silhouette fine glissant entre le vent, le scindant en deux. Rien ne pouvait la retenir, pas mal cette force invisible.

« Veuillez m'excuser jeune homme, je voudrai parler à Tybalt Montaigu s'il vous plaît. Il s'agit là d'une affaire importante. »

L'homme surprise, hocha la tête et disparut soudainement derrière les chapiteaux, s'engouffrant entre tous, la guidant jusqu'à son but. Lacie le suivit, sans un mot et se laissant guider par cet individu. Maintes fois elle avait parcouru ce chemin, mais pourtant elle gardait ses distances, restant respectueux envers eux. Elle connaissait ce cirque par coeur, et pourtant quelques mystères persistaient.

La jeune femme s'arrêta net devant le chapiteau principal, laissant son guide disparaître derrière ces grandes toiles virevoltant au rythme du vent. De cette légère brise de vent. Les cheveux noirs passèrent devant son visage lui obstruant la vue. Elle passa délicatement sa main entre ceux-ci afin de les dégager et se retourna, face au vent qui s'engouffrait dans chaque endroit. Un silence perpétuel, un calme reposant. Elle se sentait parfaite ici, loin de tout.

« Mademoiselle, puis-je vous aider ? »

Une voix vint subtilement troubler ce calme que Lacie avait à nouveau retrouvé. Le temps se répétait cruellement.

« Excusez-moi de vous déranger. Je suis Lacie Holmes, détective. Je viens ici pour cause d'une affaire de vol. Et il semblerait que les témoins vous aient décrit comme étant le coupable. Cela m'embête fort, donc je vais devoir vous poser quelques questions réglementaire si vous me le permettez évidemment. »


Lacie fixait cet homme à la silhouette peu commune. Sa chevelure doré et ses traits fins faisait de lui un ange. Il était beau et fin, et d'un léger sourire Lacie se sentait soudainement à l'aise. Esquissant à son tour, du coin de la bouche un léger rictus, elle sentait que cette rencontre allait être fort amusante.
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: “Élémentaire mon cher...Lock Holmes.” » le Sam 15 Sep - 19:57.


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« Les regards accusateurs ont glissé sur nos égos comme la pluie sur notre peau. Le temps aura eu raison de notre éternité. À corps trempé, cœur séché. »


Le monde. Les gens. Le temps. Ils nous ont usé, humilié, volé. Dérobés, ces instants futiles de bonheur enfantin. Envolé, ton sourire. Consumé, l’écho de mes rires. Nous avions marché comme dans un rêve, le long d’une plage sans fin, bordée par le sable de notre imagination et l’océan de toutes nos espérances. Mais désormais les vagues ont passé et de nos pas, il n’en reste aucune trace. L’écume a dans ta bouche un goût de cendre amer. Jamais plus nous ne regarderons l’horizon. Car deux de fragments, un seul subsiste encore. J’ai lâché malgré moi ta main et j’ai erré dans l’obscurité. Jusqu’à ce que tu reviennes me chercher, nos souvenirs seront mon foyer.


₪۩۞۩₪

Malgré les rayons froids du soleil de cette fin de matinée, le vent était doux et le ciel bien dégagé. Entre les allées bien ordonnées de roulottes, tout semblait terriblement calme et serein. Propre et lisse comme la toile d’un peintre sans grande ambition. Les couleurs de la scène étaient harmonieuses a n’en point douter mais le tout manquait de souffle, de vivacité. Pourtant la morne apparence du cirque avant représentation ne déplaisait pour autant pas à Tybalt. À vrai dire, même enfant, il avait toujours eut un goût prononcé pour le silence et l’ennui. Pour le temps qui s’étire à l’infini. Ou peut-être était-ce son autre ? Il avait du mal à se rappeler. Il ne pouvait plus se distinguer.

L’étonnement. Telle fut la première réaction qui s’installa subrepticement sur son visage. Une fois le stade de la confusion passé, ce fut autour de l’intérêt de s’immiscer dans la tête du jeune acrobate. Une jolie inspectrice, comme dans les vieux romans policier. Une enquête sur un vol. Un faux coupable. Plus il y pensait, plus la scène gagnait en intérêt. Croisant les bras sur sa poitrine comme pour resserrer son attention, il dévisagea la jolie brune qui lui faisait face, avec un sourire plein de concupiscence et de sous-entendu. La honte était un sentiment qui lui échappait. Il pouvait donc bien dire ce qu’il voulait.
    ■■■ « Je dois avouer que me faire passer les menottes aux poignets par une aussi jolie jeune femme que vous ne m’aurait pas gêné dans d’autres circonstances. Mais voyez-vous, j’ai malheureusement un travail à accomplir. Vous savez ce que c’est, non ? Quoi qu’il arrive: le spectacle doit continuer. En plus...je suis réellement innocent. »

Il décroisa les bras et s’assit prestement sur une grosse caisse en bois, tout près de la détective. Les côtés du coffre étaient estampillés par de larges tampons d’encre rouge. « Attention fragile ». Qui sait quel genre de choses, elle avait pu contenir ? La porcelaine de cette chère mamie Vincent ? Son dentier ? Peut-être. Peut-être pas. Cette pensée le fit discrètement sourire. Confortablement installé, il s’assura de la stabilité de son assise. Et sans vraiment prêter attention à la personne à qui il s’adressait, il continua de plus bel :
    ■■■ « Il serait malheureux que les pauvres enfants de ce soir n’aient pas leur numéro de funambule et… »

Il releva la tête vers son interlocutrice, une étincelle de malice dans les yeux :
    ■■■ « Sans me vanter, c’est le meilleur tour du cirque, mademoiselle Holmes...Oh, puis-je vous appeler Lacie ? »

Le jeune homme pencha un instant la tête vers la droite puis vers la gauche avant d’encadrer l’image de la jolie brune avec le pouce et l’index de chacune de ses mains. Vu de cet angle, il avait l’impression de revisiter le tableau de la célèbre Mona Lisa.
    ■■■ « On ne se serait pas déjà vu quelque part ? Non sans plaisanter…N’allez pas croire que je dis ça à toutes les femmes que je rencontre. Vous me semblez familière. C’est étrange, n’est-ce pas ? »

Familière, se répéta mentalement Tybalt. Famille. Où était la sienne déjà ? Pas ici en tout cas. Malgré ce qu’il pouvait laisser penser, le cirque n’était pas sa famille. Et elle ne serait jamais. Aussi sombre pouvait s’avérer cette idée, son expression ne se laissa trahir par aucune modification. Doucement, il continuait de sourire. À cette étrangère presque connue. A ce paysage sans intérêt. Au temps. Au vent.

«Je suis le Ténébreux, le Veuf, l’Inconsolé. Ma seule Étoile est morte, et mon luth constellé porte le Soleil noir de la Mélancolie. »
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: “Élémentaire mon cher...Lock Holmes.” » le Lun 22 Oct - 0:57.


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U ne discussion s'entama, à contre-coeur. Laissant parler ce jeune homme, l'écoutant aussi attentivement qu'un enfant empli de curiosité, tout en abandonnant toute compréhension. Lacie, comme hypnotisée par le dialogue de son interlocuteur croisa les bras, attendant patiemment la fin de son discours. Une brise de temps en temps venait emporter ce calme mauçade et silencieux qui se posait autour d'eux. Comme une bulle pausée dans le temps, il ne restait plus qu'eux deux livrés à l'autre. Son regard à la fois vide et rempli d'intérêt fixair sans relâche Tybalt.

Lacie laissa couler le temps sous le flot des paroles, tentant d'assimiler chaque sens. Neutre sans aucun expression particulière, elle attendait patiemment que son numéro se finisse. Impassible, encore et encore, la jeune femme attendait que la rideau de Tybalt se ferme pour lancer son propre jeu de théâtre. Tout cela ne ressemblait au final qu'à un échange de comédien sur une scène, sans public. Eux uniquement, les acteurs et les spectateurs de ce jeu. Un sourire à nouveau, enfin. Elle prît la parole juste après, ne laissant pas le temps d'admirer ce rictus sur son doux visage.

    Tenteriez-vous de détourner discrètement le sujet de la conversation? Cela ne fera que prendre plus de temps et ces très chers enfants seront effectivement privés de leur fantastique numéro... d'acrobate, c'est cela?

Le regard de Lacie se dirigea vers le seul, prenant un instant de pause et reprit dans le vif du sujet.

    Comme je l'ai déjà dit, cela m'embête vraiment, mais ceci est mon boulot. Même si je n'en ai visiblement pas l'air, votre innocence n'est point à prouver pour ma part, mais vous le savez bien il faut se justifier pour laisser les doutes s'estomper d'eux-même. De ce fait, pourriez-vous m'expliquer où vous étiez hier durant l'après-midi?


Un regard malicieux, le jeu était enclenché elle le savait bien. Tybalt n'était visiblement pas une personne à se laisser marcher sur les pieds. Libre comme l'air, rusé comme le renard il se faufilait dans chaque occasion, chaque faille. D'un ton moins autoritaire, la jeune femme prit une dernière fois la parole.

    Et si cela vous fait plaisir, appelez moi Lacie. Je suis déjà venue ici il y a 3 ans déjà pour régler une petite affaire. Peut-être que nous nous sommes croisés en ces temps-ci mon cher.

Elle clôt son discours d'un ton amusé, prête à se prêter au jeu du jeune homme.





[HS: Désolée du temps de réponse et de la qualité du post. ;; ]
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: “Élémentaire mon cher...Lock Holmes.” » le Mar 6 Nov - 20:49.


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Ce post a été écrit dans le sujet « Re: “Élémentaire mon cher...Lock Holmes.” » le .



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