Acqua Alta ...

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Grace claque la porte derrière elle, posant sa casquette militaire sur le beau buffet de l’entrée, s’abaissant pour caresser la tête de Parsley qui remue la queue, heureux de la revoir. Elle lui offre son premier sourire franc et sans rougissement de la journée , promenant la main sur les poils abondant du petit chien , celui-ci lui offrant son ventre pour réclamer d’autres caresses et faveurs de sa maîtresse avant de repartir dans le salon en courant , tout excité . La blondinette soupire, en voyant partir la petite boule d’énergie. Il lui mettait du baume au cœur, l’animal, donnant sans jamais recevoir autre que sa pitance, gardant sagement et fidèlement l’appartement jusqu’au retour de sa maitresse. Appartement bien au-dessus des moyens d’une capitaine des carabiniers nouvellement promue. Appartement bien en dessous d’une héritière d’une fortune composée d’action et de part qui augmentent chaque jour un peu plus et qui lui permettrait, si elle le veut de vivre richement et oisivement jusqu’à la fin de ses jours et ses enfants, si elle en avait aussi. Mais ne rien faire signifierais être inutile, ce qui horrifie Grace jusqu’au plus profond de sa chair. Être inutile, c’est terrifiant, c’est comme si elle était morte ou si sa mère avait raison. Et là, ce serait la fin du monde. Grace trottine après le chien, allant dans la cuisine pour lui donner à manger. Cessons de penser à la chose désagréable. Cela ne sert à rien de se ressasser cela. Surtout un jour comme celui. Parce qu’aujourd’hui est un grand jour. La blondinette regarde sa montre. Il est encore tôt, ce n’est pas encore prêt. Il faut donc attendre. Impatience de l’enfant poupée, dont le sourire ne décline pas sur son visage. Aujourd’hui, ça a été une journée comme les autres. Avec ses affaires, ses patrouilles, les chats coincés sur les cordes à linge au-dessus du canal, les infractions des bateaux qui voguent dans les canaux, les contentieux entre voisins, avec un touriste. En général, ce genre d’affaire, Grace y va à reculons et on l’y pousse parce que, je cite « Tu parles anglais , tu es mignonne, tu obtiens les informations et les réponses plus vite . ». Elle veut bien aider les gens, aucun problème. Mais aller leur parler, c’est une toute autre affaire. D’accord, il y a Aline, rencontrée au poste suite à ses nombreux passages en compagnie de son ami détective. Mais Aline est spéciale. Et Unique. Ce n’est pas pareil. Et ça, ni Arès, ni personne ne veux le comprendre. De toute façon, le jour où Arès comprendra quelque chose d’elle.

Mais c’est arrivé. Dans la matinée. Cette longue sonnerie d’alarme presque lugubre. Elle a résonné l’après-midi une seconde fois. Et à chaque fois, le regard de Grace s’est rempli d’étoiles. Acqua Alta. La saison des Acque alte est arrivée. L’automne est enfin là et la période de marée s’est installée. Grace adore l’Acqua Alta. Elle se perche à son balcon et observe l’eau envahir le campo en bas de chez elle. Et maintenant que la nuit est tombée, cela ne devrait pas tarder. Elle arrive doucement …

« Parsley , on y va ! »

Vérifiant que le chien à son collier, elle enfile ses bottes, passant seulement un pull long à capuche de couleur prune comme il ne pleut pas. Elle prend une besace en bandoulière contenant le strict nécessaire : ses papiers, son portefeuille, son insigne (ça peut servir en cas de problème), son arme (pareil) et ses clés. Besoin de rien d’autre. Elle claque la porte derrière elle, avançant vite, courant presque si ses bottes lui permettait d’aller plus vite Elle rit, encore et encore, suivit du petit chien qui cavale avec elle du plus vite qu’il peut, à l’aide de ses petites pattes. Elle marche dans l’eau, en ayant jusqu’au-dessus des mollets, Parsley en avant jusqu’au bas du ventre, avançant bravement, presque tout fou. Ils vont de campo en campo, de ruelle en ruelle, s’arrêtant devant le perron d’un hôtel, s’amusant devant. Grace se laisse aller, sa tignasse blond cachée par la capuche, tournant sur elle-même encore et encore , avant de s’assoir sur le perron, les pieds dans l’eau, le chien à côté d’elle , lui lançant un regard complice, trempés tous les deux, ne sachant pas si cela était permis ou non .
Ce post a été écrit dans le sujet « Acqua Alta ... » le Jeu 20 Sep - 16:31.


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Seira attendait patiemment que le temps passe, écoutant les bruits des aiguilles se croiser sur le cadran en face d’elle. Les clients entraient et sortaient en silence, baissant la tête quant leurs yeux rencontraient les siens. Elle-même ne savait pourquoi elle les intimidait. Le gérant de l’hôtel où elle travaillait actuellement comme réceptionniste lui avait demandé de paraître plus « amicale ». Mais plus elle souriait, plus les gens semblaient effrayés. Intérieurement, c’était jouissif, le pouvoir qu’elle avait, d’un seul regard elle les condamnait à se prosterner. Elle adorait ça.
Mais aujourd’hui, l’alarme avait retentit, l’Acqua Alta arriva, les voyageurs qui se baladait de nuit entre les canaux Vénitien s’étaient trouvé bloqués et accouraient maintenant vers l’hôtel. Elle n’avait plus que quelques minutes à devoir passer sur ce comptoir. La lumière au-dessus d’elle était bien trop blanche et l’éblouissait. La grande porte en verre laissait apercevoir l’extérieur, elle observait une fillette à la chevelure blonde et son chien installés sur le perron de l’entrée. Quesque cette enfant faisait là, en pleine nuit, dans une rue de Venise pendant l’acqua alta ? Seira ne pouvait pas voir son visage, mais à sa position et son comportement, elle semblait rire. L’horloge sonna, il était enfin temps pour elle de quitter l’hôtel. Elle allait croiser la fillette en sortant, mais ne dirait rien. Ce n’était pas dans son habitude de poser des questions inutiles, ça ne la concernait pas, que faire du fait qu’une fillette et son chien se balade en pleine nuit dans Venise ? Ça ne l’intéressait en rien.

Seira attrapa son sac et son manteau, elle attacha le long trench coat noir et en resserra la ceinture. Elle sorti d’un geste de la main ses longs cheveux noirs de l’intérieur de la veste et ouvris la grande porte pour pouvoir quitter l’hôtel.
La jeune fille était là, son sourire illuminait, elle caraissait d’un geste tendre les poils de son chien qui remuait la queue frénétiquement. De la besace à coté d’elle dépassait quelques une de ses affaires. Seira y aperçu l’insigne de la police de Venise. Cette fillette était policière ? N’importe qui pouvait donc tenir une arme désormais ? Seira lâcha un soupir. Etonnée que l’enfant puisse d’hors et déjà avoir un tel rang, elle entreprit de la scruter. Elle était bien plus âgée que la dizaine d’année qu’elle lui donnait auparavant. Depuis plusieurs secondes, Seira ne bougeait plus face à la blondinette. D’une façon indiscrète et peu courtoise, elle s’était mise à la fixer sans autres raisons que la curiosité. Seira se reprit et tourna les talons, se décidant à partir le plus loin possible de cet hôtel ou les heures étaient plus interminables les unes que les autres et de cette fille qui devait déjà certainement l’avoir remarquée.
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Acqua Alta ... » le Dim 23 Sep - 17:36.


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Frisson violent et Grace rentre la tête dans ses épaules. On observe. On observe et elle ne veut pas regarder. Elle ne veut pas savoir alors elle s'accroche au regard de son chien qui halète, langue pendante devant elle. Peur subite, peur omniprésente. On l'observe. Elle et elle seule. Sans raison apparente. L'heure était tardive et le quartier peu sûr en cette saison. Peu de touristes par rapport aux vagues étés, journée de semaine, dont personne pour peupler les rues de manière inopinée, non personne. Qui, alors ? Qui peut bien la fixer de la sorte ? Est-ce son apparence juvénile qui causera sa perte ? Et Parsley qui ne réagit pas. Les vulpinos sont censés pourtant être de très bons chien de berger, malgré leur petite taille est pas craintif pour deux sous. Sur ce second point , Parsley est absolument irréprochable. Il irait jusqu'à lécher sans méfiance la main d'un inconnu qui lui paraîtrait de bon augure. Pour cela, il détonne parfaitement avec sa maîtresse qui prie toute la sainte journée pour que personne ne lui adresse la parole autre que le protocole ou les affaires. Mais ses capacités de chien berger protecteur sont à revoir. Ou alors, Grace se fait tout simplement des films, comme souvent. Peut-être n'y a-t-il personne derrière elle. Ou alors, cette personne n'est d'aucun danger, de crainte à avoir. Il n’empêchait pas la jeune fille de se cacher dans la capuche de son pull, espérant de tout cœur qu'on lui adresse pas la parole, qu'on ne pose aucune gestion sur la raison de sa présence ici, qu'on ne lui fasse aucune remarque sur le faite qu'elle occupait le perron d'un hôtel et qu'elle gênerait les possibles clients qui souhaiteraient entrer la. Quelle image désastreuse donnerait-elle des carabiniers mêmes si elle n'était pas en service. Réfléchis, Grace, ce n'est pas marqué sur ton front et ce n'est pas aisément devinable au vu de ta carrure et de ton apparence de petite poupée de porcelaine toute droit sortie de sa maison en carton, trônant fièrement sur une table a volute dorée dans un bureau de collectionneurs ou dans un cabinet de curiosités. Mais il ne se fait aucune raison, l'enfant. Elle ne sait pas communiquer et a peur de la catastrophe. Puis l'inconnu s'éloigne et Grace soupire de soulagement, reprenant son souffle, entendant s'éloigner les talons dans des flops éclaboussés de la femme. C'était juste une employée de l'hôtel qui quittait son travail après son service. Ou comment se faire des frayeurs pour absolument rien.

Grace se lève et s'étire, range soigneusement l'insigne et son arme qui dépasse de la besace. Si son apparence ne laissant rien présager son métier, ces deux items peuvent produire menace, danger et autre série de catastrophes. Les gens mêmes pas les policiers et surtout pas les femmes policières d'autant plus celle qui possède un grade. Archaïsme. Elle s'apprête à appeler le chien roux avant de hoqueter de stupeur. Parsley a disparu de son champ de vision. Introuvable. Il avait encore du suivre quelqu'un, comme à son habitude. Mais qui ? L’Irlandaise réfléchie. Il y a eu qu'une seule personne que l'animal de compagnie a été susceptible de suivre. L'employée. Stupeur. Elle réfléchit encore, se torturant la cervelle pour réfléchir ou celle-ci avait pu passer. Marcher vite dans la direction de la prise, aussi vite que ses bottes lui permettent. Mais sans courir pour ne pas se blesser ou même tenter le diable. Elle appelle le chien par son prénom, absolument panique criant presque. Et la peur, peur de voir disparaître son unique compagnon, son unique interlocuteur ,le seul à être vivant dont elle ne craint ni les réactions, ni les actions, parce qu'il n'a aucune raison de lui vouloir du mal. Grace est presque en larmes, ne voulant pas se faire à l'idée de ne plus jamais revoir son fidèle ami, son fidèle camarade de jeu.

Et la, petite lueur d'espoir, petit bruit dans la nuit qui chasse toute peur et tout sanglot. Aboiements vifs et répétés, d’un petit chien, qui semble avoir découvert un mauvais côté de la personne qu'il avait suivie par intérêt. Où tout du moins un besoin de s'exprimer, de montrer un mécontentement bruyant et soudain face à celui-ci. Grâce suit le bruit, trouvant l'animal qui aboie violemment devant la femme. Elle prend son courage à deux mains, s'approche et siffle son compagnon qui passe au silence et vient se réfugier contre ses bottes . Joues empourprées de l'enfant qui déglutit avant de fermer les yeux et de baisser la tête penaude.

« Je suis désolée. Il n'est pas méchant et a la mauvaise de suivre les inconnus qui lui plaisent. Veuillez accepter toutes mes excuses. »

À peine a-t-elle fini sa phrase qu'une goutte d'eau tombe devant elle, puis une autre et encore une autre. Bientôt c'est un déluge s'abat sur les deux femmes. Grace attrape le chien pour le prend dans ses bras, cherchant un endroit pour se mettre au chaud. Elle aperçoit un restaurant encore ouvert et semblant servir malgré l’heure tardive. Elle s'apprête à partir seul mais s'aperçoit que la femme est toujours là. Si tu veux sauver le monde, Grace, commence par aider cette femme. Elle prend son courage à deux mains, lui agrippant le bras malgré ses maigres forces et l'amène sous les arcades de la relâchant que devant ce restaurant
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Acqua Alta ... » le Dim 30 Sep - 0:52.


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