Aléas des pas vagabonds

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« On a frôlé la vie ! »
Aujourd’hui il ne fait ni beau ni moche. Aujourd’hui le ciel est blanc, et les nuages sont absents. Aujourd’hui est comme tous les autres jours de sa vie : ni beaux, ni moches, juste blancs. Il traverse une venelle, comme celle d’autrefois, sans ciller. Aujourd’hui, il est en civil, il n’a pas grand-chose à voir avec Il Comandante. Ses pas sont légers, si légers, il est de bonne humeur, est-ce un signe. Son esprit aussi est léger, trop léger, il n’a de cesse de s’échapper chaque fois qu’il cesse de réfléchir. Où vont ses pensées ? Personne ne le sait. León se laisse à présent dériver le long d’une artère. Comme tous les autres jours blancs, il n’est pas le même : il a opté ce matin pour le visage d’un vieux trentenaire fatigué. De jolies poches violacées s’étirent sous ses yeux noirs d’encres, son menton présente tous les stigmates d’un mauvais rasage, son col et froissé, et sa chemise mal boutonnée, ce qui ne l’empêche pas de glisser avec aisance parmi quelques passants pressés. La clope au bec, fumée jusqu’au filtre, il parfait à merveille son apparence de la journée. C’est décidé, aujourd’hui, il sera médiocre.

Sa bonne humeur rentrée dans ses chaussures éraflées, il se traine tout du long en s’efforçant d’adopter la posture caractéristique du personnage. Il aime cette rue, l’ambiance qui y règne, le contact avec les passants. Ici, les gens sourient, ils ne courent ni au travail, ni à leur perte. Un dernier regard pour une passante à la blondeur magnifique, et il s’emploi à chercher son premier sujet de la journée –celui dont il prendra l’apparence demain-. Il préfèrerait, cette fois-ci, se pencher sur le cas d’un fonctionnaire, il va voir ce qu’il peut trouver. Il écrase négligemment la douce cigarette contre le pavé, et se lance dans l’entreprise, se fondant presque immédiatement dans un peloton afféré qui passait par là. Où vont-ils ? Il s’en fiche, il les suivra de son pas vagabond. Ce jeu là est son jeu préféré. Une autre passante à la blondeur cette fois-ci extatique le frôle, il change de direction. Dans sa précipitation, il oublie de vérifier en arrière comme on dit, et ni une ni deux il s’étale sans grâce sur le sol glissant de la ruelle. Quelques exclamations courroucés, un ou deux gloussements, et un grand bruit ridiculement disproportionné, il n’en faut pas plus à León pour que le rouge ne lui monte aux joues. Cela fait parti du rôle.

Sa maladresse elle n’est pas feinte, mais il est heureux de n’avoir entraîné personne dans sa chute. Le dédain des autres passants le laisse indifférent, mais son visage s’éclaire pourtant à l’instant ou une main secourable se tend vers lui pour lui proposer de l’aide. La manœuvre n’a peut être pas échouée après tout. La passante à la blondeur extatique est déjà bien loin de toute façon. Il attrape ladite main avec ferveur, et lève un regard plein de gratitude vers son bienfaiteur. « Voilà qui était remarquablement bien vu l’ami ! » Voilà qu'il s'est trahi.
Ce post a été écrit dans le sujet « Aléas des pas vagabonds » le Dim 14 Oct - 19:35.


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Une journée de plus à évacuer de mon existence. Que faire pour combler celle-ci, je n'en savais fichtrement rien. Je décidais après un long moment inerte sur l'un de mes fauteuils, à aller prendre l'air. Cela ne me ferait pas le plus grand mal. Je regardais furtivement par le fenêtre, pour me vêtir en circonstance. Il semblait faire agréablement froid et pour en avoir la certitude, j'ouvris d'un geste brusque la fenêtre grinçante, extirpant mon bras à l'extérieur. Un sourire vint s'afficher sur mon visage, ma langue se figea contre ma lèvre supérieure, je me délectais de la fraîcheur matinal. Il fallait désormais fermer ce morceaux de verre pour passer à l'enfilage des couches. J’empilais sur mon corps des morceaux de tissus pour préparer ma sortie. Une fois chose faite, je m'extirper de chez moi sans prononcer la moindre parole.

J'avançais paisiblement dans les ruelles sans même savoir ma direction. Je cherchais un repère, un point où trouver "refuge". Je recouvrais ma bouche si frileuse d'un morceau de tissu plutôt épais. Je rentrais mes mains à l'intérieur de mon manteau. Je marchais le visage en complète attraction avec le sol, ne voyant pas directement la foule en mouvement. Je regardais furtivement les échoppes, contemplais les habitations ou bien encore essayais de comprendre les fragments de conversation que j'entendais. C'était assez agréable d'ailleurs. J'avais cette impression de ne pas avoir complètement gâché ma journée et puis je ne suis pas resté cloîtré chez moi à ne rien faire. J'étais plutôt satisfait. Un vieux sourire émanait de mon visage.

J'empruntais par la suite une ruelle, quand mon seuil auditif perçu un bruit qu'on qualifie d'étrange. Pas de doute c'était belle et bien le son d'une voix. De petits cris se rapprochaient de plus en plus de moi. Je courais pour pouvoir vérifié se qu'il se tramait. Je vis un homme à terre. Je fus surpris et la première chose qui me traversa l'esprit était de lui tendre une main. J'aurais au moins fait le bonne action de ma journée. Je repris par la même occasion mon souffle.

« Voilà qui était remarquablement bien vu l’ami ! »

De belles paroles qui auraient très bien pus se faire suivre d'un : "Vous allez bien ?" ou encore "Rien de cassé ?". Mais mon humeur et mon envie ne me donnais pas raison de prononcer cela. -Je fis un léger hochement de tête accompagné d'un très léger sourire et repris ma route.- Dû moins j'aurais voulu que ça se passe ainsi. Mais ma politesse repris le dessus assez rapidement avant que "ces" gestes ne s'exécutent :

- Je vous en remercie ! Je vois que votre accoutrement n'est pas dans son meilleur jour, est-ce dû à la chute ?

Question indiscrète si cela n'était pas le cas.
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Aléas des pas vagabonds » le Dim 14 Oct - 21:01.


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Notre drôle d'oiseau ne fait ni une ni deux , il empoigne la main bénite et se redresse d'un geste preste. Il s'en veut un peu d'avoir trahi sa couverture, mais si la chance est de son côté son interlocuteur n'aura peut-être rien remarqué. Il profite d'un court silence pour secouer les pans de sa chemise. Elle est blanche comme le ciel; que c'est contrariant. Avec le petit rire nerveux du type qui a trop bu de café, il remercie son bienfaiteur, serrant à nouveau sa main avec frénésie. « Je vous en remercie ! Je vois que votre accoutrement n'est pas dans son meilleur jour, est-ce dû à la chute ? »


Il est le seul à s'être arrêté pour lui. Pourtant, alors que leurs regards se croisent, il ne peut s'empêcher de plisser les yeux d'un air réprobateur. Il n'est donc pas l'unique oiseau de l'artère. Les dents découvertes en un mince sourire, tel une cicatrice rougissante, l'inconnu guette à présent une réponse avec toute la courtoisie dont il est capable pour masquer son dédain. Lui fera t-il ce plaisir ? Il est possible qu'il n'ait pas été complètement percé à jour après tout... il faut jouer le jeu jusqu'au bout. La menace voilée, il effleure mécaniquement l'étui de son beretta, comme pour se rassurer. « Vous savez, il y a des jours avec et des jours sans ... Sans votre intervention par exemple, je serais probablement mort piétiné par cette horde de touristes à l'heure qu'il est. » Il ne réprime pas un petit ricanement plein de sarcasme, la plaisanterie est sincère, et, toujours aussi évasif, il poursuit sur sa lancée. « Aurais-je le privilège d'apprendre votre nom ? J'aurais le plus grand mal à vous rendre la pareille si je ne sais rien de vous ... » Ses derniers mots sonnent étrangement à ses oreilles. Que la partie commence.


Sous le ciel blanc de la rue, l'atmosphère semble s'alourdir. Elle devient si épaisse qu'il est presque possible de mordre dedans, tel un signe avant-coureur. Effectivement, il ne faut pas plus de quelques minutes aux passants pour devenir cohue, aux pigeons pour prendre la fuite et aux pavés encore sereins pour être martelés des pas de centaines de créatures à demi humaines. Le regard de León se voile. Le doux fond sonore devient bientôt vacarme, comme sur une stéréo dont on a brusquement augmenté le son. Il s'agit sans doute d'une heure de pointe, mais cet afflux évoque d'avantage le ressac des vagues aux oreilles de Calabria qui perd complètement pied. Les gens le bousculent, cela aussi fait probablement partie du comportement typique du pauvre type. Il se flatte intérieurement de ce stoïcisme. Et soudain, comme par enchantement, il revient à la réalité, l'oeil interrogateur à l'adresse de son interlocuteur. Cet égarement n'a pas duré plus de quelques dizaines de secondes.


Citation :
( Ce n'est pas très intéressant pour un début, mais ce post là me permet d'amorcer un virage !! (: )
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Aléas des pas vagabonds » le Lun 15 Oct - 19:05.


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Une meute d'individus pénétraient sans cesse dans cette même ruelle. Pertinemment agaçant et épuisant. Mais cela ne m’empêchais pas de scruter avec adresse les moindres faits et gestes de l'homme en face de moi. Il me semblais intéressant, j'étais intrigué comme pour démasquer quelque chose qui n'existait pas. Je m'interrogeais pour une simple broutille, mais de nos jours tout est bon à prendre avec précautions. Mais je fus arrêté net dans mes pensés quand je perçus le son de sa voix « Vous savez, il y a des jours avec et des jours sans ... Sans votre intervention par exemple, je serais probablement mort piétiné par cette horde de touristes à l'heure qu'il est. » J'esquissais un large sourire face à son discours. « Aurais-je le privilège d'apprendre votre nom ? J'aurais le plus grand mal à vous rendre la pareille si je ne sais rien de vous ... » Un sourire qui s'effaça aussitôt. J'étais songeur et perplexe, mais indéniablement enthousiaste. Je pourrais sans le moindre regret, lui révéler mon nom de scène, après tout je ne suis que "Vivienn" pour les habitants de Venise alors pourquoi pas, mais d'une autre part, ma conscience n'était pas de cet avis. Avec les temps qui courent je préférais inventer une mascarade. Je remis l'une des manches de mon manteau en place et rétorqua :

- Mon bon monsieur, il n'en est pas la peine. Me rendre la pareille ? Quelle sottise ! Je ne viens pas en aide à mon prochain pour récolter par la suite mon du.

Le visage de cet homme renfermait bien des expressions dissimulées sous un regard de plombs et des rides figeaient entre elles. Je ne supportais cet atmosphère pesante entre deux inconnus. L'envie irrésistible de percer à jour l'autre n'est rien d'autre qu'un jeu perfide mais tellement délectable, que l'on s'y prête s'en crier garde. J'aurais tant aimer disparaître après lui avoir tendu l'une de mes mains. Mais il n'en est rien, je suis désormais prit en piège.

Spoiler:
 
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Aléas des pas vagabonds » le Jeu 8 Nov - 18:00.


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Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Aléas des pas vagabonds » le .



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