La nuit au musée | Aaron

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Elle était rentrée chez elle après avoir fermé la librairie. Enfin, chez elle, c’est un bien grand mot. Son petit hôtel ne se trouvait non loin. Ainsi, elle s’empressa de regagner sa chambre, affrontant la fraîcheur de la nuit en courant, serrant son léger manteau contre elle. Chloe poussa la porte, et fut frappée de plein fouet par la différence de température. L’homme aux échecs ne leva pas les yeux de sa partie, lui adressant seulement un petit signe de la main. Elle sourit légèrement, puis monta les escaliers, entra dans sa chambre avant de s’affaler sur le lit.

La jeune femme regarda un moment le plafond lisse, perdant totalement la notion du temps. Elle avait espéré que cette activité peu enrichissante et inutile lui permettrait de fermer les paupières, avant de se retrouver dans le pays des rêves. Mais son regard restait toujours aussi réveillé, sans aucune once de fatigue. Elle tourna la tête lentement vers le réveil, posé sur la table de nuit. Minuit quarante-sept. Un long soupire passa entre ses lèvres, tandis qu’elle s’assit, posant sa tête entre ses paumes. Combien de nuis resterait-elle insomniaque ? Malgré les quantités de pilules qu’elle prenait pour trouver le sommeil, celui-ci ne venait pas à elle, la laissant dériver dans ses sombres pensées.

Elle se changea pour s’habiller plus chaudement, mit un jean serré, un pull chaud ainsi que sa veste noire, sortit de la chambre avant de sortir dans le froid mordant de cet hiver proche. Tout en marchant, elle s’alluma une cigarette, la porta à sa bouche en inspirant la substance, avant de faire ressortir doucement la fumée par les lèvres. Elle laissa ses pas la mener là où ils voulaient, tandis qu’ils la guidèrent à travers les canaux, à la découverte de Venise nocturne.

Au bout de trois cigarettes, elle leva la tête pour découvrir devant elle, le grand bâtiment abritant des pièces de collection uniques, toutes aussi belles et rares les unes que les autres : le musée. La libraire de cacha dans l’obscurité, tout en longeant les murs le long de ce même bâtiment, cherchant à entrer dans se faire repérer par les gardiens. Elle chercha une bonne dizaine de minutes avant de trouver une fenêtre entre-ouverte à sa portée. Elle se glissa à l’intérieur, avec la discrétion et l’agilité d’un chat avant de refermer doucement la fenêtre.

Une fois à l’intérieur, elle déboutonna les pans de sa veste et observa les lieux. Elle reconnut la pièce propre aux petits soldats de plomb, illustrant éternellement le même moment, dans une position figée. Elle observa les différentes scènes qui se présentaient sous ses yeux d’un air amusé, imaginant des paroles, la continuité de leurs gestes. Une fois qu’elle les eut toutes regardées, elle passa à la pièce suivante, avant de s’arrêter d’un air fasciné les vestiges de l’Egypte ancienne. Enfant, elle avait souvent lu des histoires mettant en scène les dieux, les pharaons, qu’elle avait toujours rêvé de côtoyer un jour. Elle avança, tout en regardant les plus petits détails des hiéroglyphes, avec dans les doigts l’irrésistible envie de toucher. Elle parcourra la salle de long en large, avant d’arriver devant un sarcophage. Elle s’approcha pour lire la description écrite sur une petite dalle, près de celui-ci : « Ramsès II (né aux alentours de -1304 / mort à Pi-Ramsès vers -12131), appelé aussi Ramsès le Grand, est le troisième pharaon de la XIXe dynastie. Il règne de -1279 à -1213. » Elle s’approcha davantage, jusqu’à dépasser les bandeaux de sécurité. Sans réfléchir, elle posa ses mains sur le couvercle, très doucement, comme si elle risquait de tout casser en posant simplement un doigt dessus. Mais, à cet instant même, elle sentit le couvercle trembler sous ses doigts fins. Tout d’abord incertaine, elle recula, avant de voir le couvercle se déplacer lentement, à l’instar d’un film d’horreur.

Elle plissa les yeux avant de se baisser, prenant ses deux couteaux cachés plus tôt dans ses bottines, prête à se défendre contre la chose qui en sortirait.
Ce post a été écrit dans le sujet « La nuit au musée | Aaron » le Dim 21 Oct - 14:57.


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« Bon allez Aaron, pour tout ton bon boulot depuis pas mal de temps, j't'offre deux jours de repos. C'est cool, hein ? Allez, mon gars, bonne journée ! »

" Une tape sur l'épaule. Comment ose t-il. Sommes nous amis ? Te considérais je comme un de mes proches ou quelqu'un de bien ? Non. Tu as posé la main sur moi. C'est impoli quand on ne t'accorde pas cet acte. Je suis révolté. Interdit en voyant la familiarité qu'on certaines personnes avec moi. Ils sont tous sourires sans raisons. Idiots. Je ne trouve pas l’intérêt d'étirer mes lèvres. Pour vous, pour moi. Il n'y a rien qui m'y encourage, rien qui me fait rire dans cette vie silencieuse. "

Le voilà à marcher comme un fantôme, évitant les gens qui ne se pousseraient pas pour le laisser passer... ce ne serait qu'illusion de croire que les gens sont cordiaux. Sans but. Dans les rues de la ville à regarder toujours devant lui comme s'il avait une longue route à parcourir. Aaron Kreinz n'a pas de but dans la vie. Tout ce qu'il sait faire, c'est bouger son arme de droite à gauche ou de bas en haut pour tirer les gens qu'il doit tuer. Simple vie d'ordres à exécuter. Jugez le comme vous voulez. Mais ce jeune homme est bien mieux qu'avant. Sa vie a un tout petit peut plus de valeur que lorsqu'il risquait sa santé avec des deals de drogues ou tirait sur tout ce qui le faisait chier dès qu'il avait un peu but. Ce qu'il détestait le plus au final, c'était trouver quelque chose à faire quand il ne "travaillait" pas. C'était sa vie, tout le reste ne lui donnait jamais envie. Il y a des choses qu'il aimait oui, notre bon Aaron. Mais tout ceci, n'était que sur un coup de tête, une envie particulière en plein travail ... mais jamais lorsqu'il avait l'impression d'être trahis ou de ne servir à rien. "Prendre sa journée" était pour lui une expression tellement floue, sans aucun sens. Le jeune assassin songeait à comment sortir de cette prison sans barreaux ni limites pourtant.

C'est ainsi qu'il trouva. Le mot d'or de la journée. Il trouva ce qu'il allait devoir accomplir encore une fois. Ses missions étaient nombreuses. Il connaissait ce qu'il devrait réaliser après ses "congés payés" mais vint à notre jeune héros, une idée. Le vilain curieux avait écouté aux portes. On cherchait un voleur d’œuvre d'art. On cherchait un criminel intelligent. On n'arrivait pas à l'attraper ? Alors Aaron le ferait ! Il montrerait à tous qu'il était utile un minimum et qu'on ne devait pas lui donner ces "vacances" alors qu'il ne les a jamais demandé. Pour lui, il valait mieux les donner à un quelqu'un qui avait une famille ou du temps a perdre. Quel homme gentil... on peut appeler ça comme ça ? Bref. Il arriva devant le musée après avoir traîné toute la journée ici et là. Il fait nuit. Les lumières, qui ne servent à rien, du lieu montre à quel point un musée peut être imposant tout en étant gracieux. L'art dans l'architecture comme le savent faire certains architectes. Alors il le regardait, ce bâtiment qui criait presque qu'il était fermé. Pourtant, Aaron était encore un enfant têtu et vilain. Il savait où aller. Comme un cambrioleur, il fit le tour de la cour du musée et trouva un trouve dans le mur derrière un parterre de rose grimpantes. S'infiltrant en faisant attention de ne pas être dans le champ de vision des caméras (pas très cachées), il pavint à l'arrière du bâtiment. Comme un doux rêveur, il regarda le ciel couvert d'étoiles alors qu'il était dans une situation légèrement illégale. Il regarda d'un air sans vie les deux portes qui s'offraient à lui.

"Voudriez-vous me dire, je vous prie, quel chemin je dois prendre pour m'en aller d'ici ?"
"Cela dépend du lieu où vous voulez vous rendre" répondit Cheshire.
"Je ne me soucie pas trop du lieu..." dit Alice.
"En ce cas, peu importe quel chemin vous prendrez" déclara le Chat.
"... Pourvu que j'arrive quelque part" ajouta Alice en manière d'explication.
"Oh ! dit le Chat, vous pouvez être certaine d'y arriver, pourvu seulement que vous marchiez assez longtemps."


Chaque personne finit par arriver "quelque part". On a une direction. Parfois sans savoir quel sera notre but. On marche ainsi vers ce quelque part après la porte qu'on a dut prendre. Pourtant, cette fois notre allemand savait ce qu'il voulait. Il ne passait pas simplement son temps à regarder ce dernier passer. Lorsqu'il avait un « travail » en tête, il n'était pas possible pour lui de faire fausse route et de se tromper de chemin. Deux portes, deux choix à faire. Laquelle va le mener là où le prochain voleur frappera, là où les caméras ne le feront pas passer pour tel... Un des plus grands pouvoir de l’être humain est celui de choisir. Beaucoup de nos choix ont été déterminés par notre mode de pensé au moment où ceux ci ont été fait… Devait il faire confiance à son instinct ? Ou bien devait il prendre celui qui paraît le plus confortable ? Aaron aimait le goût du risque, aimait suivre les pulsions incertaines de son corps. Il laissa donc son pied droit, puis son pied gauche avancer à tour de rôle sans guider le moins du monde. Ses jambes l'avaient menés discrètement, lentement, silencieusement devant la porte noire, cachée dans un coin et légèrement usée. Il jeta un œil derrière lui, prudent et entra sans plus d'attente. Égypte. Nous étions arrivé dans la plus vieille pièce du musée... mais aussi la plus intéressante au goût du jeune homme. Des sarcophages aux momies inconnues, des restes de boyaux, des colliers d'or maudits... passionnant tout simplement. Il ferma derrière lui et regarda avec intérêt tous les objets, les yeux qui brillent comme un enfant devant ses cadeaux de Noël. C'est en observant en dernier, dans le noir, le sarcophage du célèbre Ramsès deux, qu'il eu une idée. D'un coup d’œil rapide, son cerveau avait noté dans un coin de sa tête que cet réceptacle était face à l'entrée dans cette pièce lorsque l'on visite le musée mais aussi cette discrète petite porte par où le vilain curieux était entré. Sans attendre plus longtemps, il sauta par dessus la barrière en marchant entre les rayons rouges de la sécurités et ouvrit le sarcophage. /A votre tête, je devine que vous savez ce qu'il s’apprête à faire. Désolé si vous étiez en train de manger. Les Wcs sont la première porte à gauche. Merci./ Comme si c'était un ami depuis longtemps Aaron sera la main de la momie après l'avoir regardé dans les yeux un moment. Puis il se glissa dedans, se pressant romantiquement contre le monsieur de plus de 1000 ans et referma le réceptacle. Puis il attendit. Dix minutes. Une demi heure. Une heure. Deux heures. Enfin il entendit un léger bruit. Quelqu'un était entré.

Le criminel ferma les yeux et attendit, écoutait le moindre mouvement de jean ou une paupière qui se ferme. Il écoutait en oubliant son cœur ou sa propre respiration, commençant à peiner dans un sarcophage... qui put la mort ? Puis il sursauta. La personne avait touché le sarcophage. Il ne sentait pas comme s'il lui touchait la jambe mais presque. Ramsès devait sentir quand on le touchait. Incroyable. Pourtant, c'était désagréable pour Aaron. Il commença à bouger et soulever le haut du sarcophage. Il sortit avec un air sombre, dans la pièce plongée dans le noir si on oublie les lumières de la lune par la fenêtre et couvert de bandages et de reste de … peau ? Levant la bras pour se dégager dans le cou, il donnait l'impression d'une momie morte vivante comme dans les films Hollywoodiens. Notre momie regardait intensément la jeune femme qui lui faisait face, avec un air glacial. Voleuse.

Spoiler:
 
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: La nuit au musée | Aaron » le Lun 29 Oct - 12:30.



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