Mieux tard que jamais

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    ♦ Zayn Van Sydow & Aaron Keinz ♦
    « Vaut mieux se rencontrer avant de jouer au poker ~ »


    Nouvelle mission pour notre criminel. Nouvelle porte qu'il doit ouvrir vers un mystère à résoudre ou mettre fin à un souffle. Aaron semblait n'avoir aucune pitié pour ceux qu'il tue. Un coup retentit à nouveau dans la vie. Il avait simple tiré l'homme par la manche, poussé contre le mur glaciale d'une rue étroite et, sans écouter le moins du monde les plaintes de l'homme perdu de se retrouver dans une telle merde... il avait tiré en plein cœur. Tir parfait. Tir mortel. Puis il avait emporté les preuves avec lui comme tout professionnel et courait sur les toits comme un chat de gouttière. Au fond, c'est ce qu'il était. Un chat sauvage. Un chat qui n'écoute même pas son battement de cœur. Sans pouvoir être raisonné, il s'enferme sur lui même et n'écoute personne. S'il fait ce qu'on lui demande dans son boulot, c'est qu'il s'y est accommodé, qu'il n'avait pas le choix. D'après Alexei, d'après cet homme qui l'avait obligé à regarder la lumière du soleil, cette vie était toujours mieux que rien, toujours mieux que sa vie d'avant. Notre jeune allemand espérait naïvement que ce sera son dernier cocon, sa dernière vie. Il n'avait plus envie de changer, pas envie de muer et changer à nouveau de peau et de caractère. Pour lui, trop de changements s'étaient déjà passé depuis sa naissance. Alors, encore une fois il ferait bien son travail. Même s'il faut y rester, il accomplira toutes les épreuves qu'on lui demandera. Car tout ce qu'il veut pour le moment, c'est avant tout rester ainsi.

    «  Mission... aller au cimetière, ouvrir un cercueil et pendre les biens qu'il y a dedans. Ce qu'ils me demandent de faire peut vraiment être différent et... zarbi à chaque fois. Empêcher un cadavre de mourir en paix, de dormir sous la terre... triste... »

    C'est triste. C'est tout. Rien de plus, pas d'émotions ou de sentiments autres. On lui demande surement des boulots étranges à la vue de son visage implacable et son manque d'humanité. Il l'est pourtant, humain. Mais il sait faire la part des choses. Pour lui, s'il doit le faire, c'est qu'il doit le faire et il ne se posera pas plus de questions. Il n'est pas idiot, loin de là. Juste un pauvre enfant qui cherche le chemin à tracer.

    Le Cimetière. Voilà qu'Aaron est enfin arrivé devant le grillage du cimetière. Pensant que personne n'est assez fou pour se lever en pleine nuit et aller dans un cimetière. Il vérifia l'heure d'ouverture, soupira et s'éleva dans les airs au dessus du portail à la force d'une corde et d'un crochet, comme les plus terrifiants pirates des mers. Ajoutons à l'air froid de notre héros, un bandeau et il peut se proposer comme acteur pour le rôle de Barbossa. Comme un vilain garnement, il avait sauté par dessus un portail. Ce sentiment de faire quelque chose d'interdit lui donnait toujours de l'adrénaline, même si cela faisait un moment qu'il était dans l'illégal. Une fois dans l'enceinte du "lit des morts", le jeune homme se glissa contre le mur pour éviter d'être vu devant le portail.

    « Je sortis de mon petit sac une cigarette et l'allumai. La petite lueur orange du papier incandescent me réchauffai quelque peu dans le froid de la nuit. Je longeais lentement les champs aux alentours de la maison, sans trop m'éloigner. Je me sentais enfin bien, libre de faire ce que je voulais, sans règles, sans rien, bien que je ne me sentisse pas en sécurité pour autant. Les principales raisons de cette première « fugue » étaient ce manque de liberté, le besoin de montrer de quoi j'étais capable du haut de mes quinze ans. L'adolescence est un âge où on a besoin de s'affirmer, et j'étais en plein dedans.... Vous m'en voudrez donc pas si je m'accorde une pause silencieuse avant de commencer le boulot. Mon pied était posé et me soutenais, appuyé sur une tombe âgée. Ah. Lui, il devait surement jouer depuis un moment au poker avec ses voisins sous la terre. »

    Après sa pause cigarette et un sourire après l'image de squelette jouant au poker, il l’écrasa sur une mauvaise herbe qu'il y a toujours dans ses lieux, vous donnant l'impression que la nourriture est nombreuse entre les cailloux ~ Il sortit le petit bout de papier rose, très sexy, où était inscrit en feutre noir bavant, la tombe à creuser. Marchant comme un des morts de ce cimetière, Aaron alla jusqu'à cette dernière et n'attendit pas plus longtemps d'avoir l'impression de faire quelque chose de vraiment pas drôle du tout, il commença à creuser avec force et respiration audible, la terre recouvrant la tombe. Ingénieux, intelligent... On ne me reprochera pas de lui grossir les chevilles, surtout pas lui. Il alla donc chercher des branches de ces arbres qui "embellissent" les lieux et fait rouler à la force de ses petits bras, la tombe en bois sur le bord de la tombe. La terre qui s'étaient emmagasiné sur la tombe ne l'avait que très peu abimée. Parfaitement ciré, polie et tout ce que vous voulez, le lit aménagé était encore tout neuf. Aaron eu un frisson. Est ce que la personne dedans venait juste d'être enterrée ? Oups. Il secoua sa tête rapidement, oubliant ses pensées un peu gore. Il voulait bien faire son boulot, mais quelqu'un qui venait tout juste de mourir, qui n'avait pas encore eu son repos éternel, c'était flippant... carrément.

    Tout était parfait, tout allait bien. Mais il a fallu qu'un craquement de branche foire tout. Aaron sursauta et sortit son arme instinctivement vers le bruit. Une forme humaine se dessina sous l'arbre où il était aller cherché précédemment un moyen de venir à bout de cette tombe. Comme tout criminel qui se respecte, il ajusta l'arme en direction du cœur de l'homme, menaçant malgré son jeune age...
Ce post a été écrit dans le sujet « Mieux tard que jamais » le Jeu 1 Nov - 14:33.


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"Les mains en l'air !", il ne manquait plus que cette réplique pour jouer une scène de film. Pourtant, aucun mot ne sortit de la bouche de cet individu qui avait l'audace de jouer les pilleurs de tombe. Après tout, il ne s'agissait aucunement d'une scène de tournage. Les yeux pâles de Zayn se dissimulaient derrière la réfraction des rayons lunaires sur les verres de ses lunettes, ce qui ne l'empêchait pas pour autant de percevoir ce qui l'entourait. Le pilleur de tombe pointait sur lui une arme à feu, laquelle il devait sûrement avoir amenée pour veiller au bon fonctionnement de son plan, aussi glauque pouvait-il être. Il était donc loin d'être policier. Non seulement son comportement le disait clairement, mais son accoutrement parlait aussi. Zayn esquissa un léger sourire et s'avança de quelques pas pour se dévoiler à la lueur de la lune, il sentit l'air frais caresser sa peau, le chant de ces insectes nocturnes lui chatouiller les oreilles, des nuages arrivaient au loin, annonçant une petite dépression imminente. Pour une fois, il tombait nez à nez avec un homme qui avait au moins le mérite de se démarquer de ces citoyens si naïfs et ennuyeux. Et en prime, il défiait la loi.

Mais Zayn avait été inhabituellement indiscret. Maudite soit cette branche morte. L'effet de surprise avait été gâché. Tant pis, il s'en accommoderait et trouverait un moyen de rattraper cette erreur qu'il ne commettait que très rarement. D'un pas assuré, il s'approcha davantage malgré l'arme pointée sur lui et commença sur un ton quelque peu caustique :

-Et alors ? Halloween c'est le 31 Octobre, pas ce soir. Vous le savez, ça ?

Soudainement, il s'interrompit. D'ordinaire, il serait allé plus loin dans ses dires, mais quelque chose avait retenu son attention, le coupant dans son élan. Quelque chose qui faisait remonter en lui des souvenirs d'un passé lointain. Un passé qu'il croyait indubitablement révolu jusqu'au jour où son courrier lui accorda l'opportunité de pouvoir penser le contraire. Pourtant il en était convaincu. Il était convaincu que la mémoire de son enfance s'était brisée en un million de morceaux pour finalement se faire happer par le temps et l'oubli. De sa vie de jeune garçon, seul le souvenir de cet affreux crash s'était profondément gravé en lui. Mais il y avait autre chose. C'est à une vitesse affolante qu'un nombre incalculable d'images défilaient à l'intérieur de sa tête alors qu'il essayait de mettre le doigt sur ce qui le démangeait tant. Mais il n'y arrivait pas. Tant pis ! Pour l'heure, il devait se concentrer sur le présent. Malgré le trouble que lui renvoyait cet homme qui se tenait à quelques mètres de lui, Zayn se ressaisit et reprit la parole :

-C'est assez impoli de pointer un canon de cette façon. Vous ne pensez pas que vous troublez déjà assez le sommeil des morts que vous voudriez faire davantage de bruit en appuyant sur la gâchette ? Pas très discret comme méthode, si je puis dire.

Malgré ses paroles, Zayn trouvait cela excitant. Se retrouver au bout d'une arme à feu et s'amuser avec la volonté du tireur pour peut-être effleurer la balle et jouer avec la Mort. Cette pensée lui valut un nouveau sourire. D'autant plus qu'il ne respectait pas franchement le repos des défunts lui-même. Il s'en fichait en réalité.

-Oh ! pardon, je vous ai dérangé, c'est vrai, fit-il en élevant ses deux mains comme pour dire qu'il n'interférerait pas avec ses intentions. Continuez maintenant que vous vous êtes lancé. Un travail inachevé laisse toujours un arrière-goût écœurant. Faites comme si je n'étais pas là.

Bien sûr qu'il ne le ferait pas. Mais Zayn aimait par dessus tout tester les gens. Là, devant lui, il y avait un homme qui avait assez de courage ou de stupidité pour s'infiltrer dans le cimetière pour creuser une tombe et qui pointait une arme à feu sur lui. Passer à côté d'une telle occasion aurait été un énorme gâchis. Le tueur à gage fixait son opposant d'un regard malicieux, les mains toujours élevées au-dessus de ses épaules. Mais ce trouble qui persistait depuis maintenant de longues minutes refusait catégoriquement de s'effacer. Alors qu'il s'efforçait de faire travailler sa mémoire, l'image d'un petit garçon aux cheveux noirs, sous les lumières scintillantes d'une soirée bourgeoise lui traversa l'esprit tel un flash strident. Oui, il se souvenait de ce petit. Aaron de son nom, il avait été l'une des rares personnes avec qui Zayn adoptait un comportement dit normal. Mais pourquoi Diable lui revenait-il en tête à un moment pareil... ?
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Mieux tard que jamais » le Ven 2 Nov - 9:03.


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    ♦ Zayn Van Sydow & Aaron Keinz ♦
    « J'entends le loup, la poule et la gazelle chanter ♫ »


    Halloween ? Qu'est ce que ça venait faire là ça ? Aaron mit du temps à comprendre. Il n'avait jamais fêté Halloween et tout ce qu'il connaissait de cette fête, s'était les abrutis de gamins avec leurs déguisements qui donne plus envie de mettre fin à leur jour par pitié pour eux que d'avoir peur d'une fée clochette qui s'est juste rajouté du mascara sur tout le visage. Après la momie dans le musée et la tombe ouverte, c'est vrai qu'Aaron était bien partit pour réussir cette journée. 31 Octobre. Notons. Mais pendant ce temps, pendant que notre pauvre inculte faisait le rapprochement, voilà que la cible de la douce arme d'Aaron se mit à parler à nouveau. Il lui fait des reproches en plus. Il ne manquait plus que ça...

    - C'est assez impoli de pointer un canon de cette façon. Vous ne pensez pas que vous troublez déjà assez le sommeil des morts que vous voudriez faire davantage de bruit en appuyant sur la gâchette ? Pas très discret comme méthode, si je puis dire.

    Bavard. Trop bavard. Qu'est ce qu'Aaron détestait les gens qui parlait pour ne rien dire, surtout dans une situation comme celle-ci. L'homme n'avait pas peur de lui ou de son arme. Zut. Ça l'aurait bien arrangé pourtant. Souvent, cela permet de passer à autre chose en vitesse. Pourtant, lorsque la personne ne tremblait pas de tous ses membres, cela voulait dire qu'elle avait du courage, qu'elle était louche ou que c'était quelqu'un qui avait une vie pleine d'informations qui pourraient lui être essentielles. Aaron était comme ça, à analyser le moindre mouvement qui peut lui rapporter gros. Non. Lui, il n'allait pas le tuer. Surtout que... qu'il lui disait quelqu'un... Bof, n'ayant pas de grandes relations, ce n'est pas notre allemand qui allait se soucier de l'avoir déjà vu ou non. Aaron lui fit signe de baisser ses bras. La situation était trop cinématographique.

    Alors il le regarda encore un instant. Dans les yeux de cet homme qui s’avançait malgré l'arme pointer sur lui. Le prenait il pour une poule mouillée ? Pensait il qu'il n'allait de tout façon pas tirer ? Cet intrus avait de la chance de ne pas être face à un de ceux qui tire comme des fous dès qu'ils ont l'impression de passer pour des idiots. Tant pis pour Aaron, le courage dont faisait preuve le gêneur l'avait interpeller, il ne tirerait pas et passerait peut être pour une poule mouillée. Même s'il ne tirait pas, il n'allait tout de même pas lâcher son arme. Il restait sans un homme en toisant l'homme avec son expression toujours aussi glaciale. C'était comme s'il voulait entrer en lui et connaitre tout de ce personnage. Il cherchait dans son regard une réponse aux questions qu'il se pose sur cet étrange énergumène. Petite étincelle. Aaron avait un job un terminer et au plus vite, il fallait qu'il se débarrasse de cet idiot.

    - Oh ! pardon, je vous ai dérangé, c'est vrai. Continuez maintenant que vous vous êtes lancé. Un travail inachevé laisse toujours un arrière-goût écœurant. Faites comme si je n'étais pas là.

    Mais bien sûr. Aaron eu un minuscule mais présent sourire sarcastique pendant quelques secondes. Comme si un homme allait laisser passer son action crade en plus d'être illégale. L'allemand n'était pas fou et n'était pas du genre à se jeter dans la gueule du loup... surtout s'il est une poule. Il prit le risque de s'éloigner un peu de son travail inachevé, comme disait l'autre fou à se balader dans un cimetière la nuit, et s’avança de quelques pas de plus vers l'homme. Il fronça des sourcils puis se força à parler à ce bavard :

    « C'est assez impoli de ne pas se présenter, il me semble. Vous ne pensez pas que vous embêtez déjà beaucoup les morts en parlant autant dans un lieu de recueillement ? » Vous l'aurez remarquez, notre jeune Aaron est encore un enfant, vilain garnement en plus de ça, et s'amuse à répéter la formulation de son prédécesseur. « Cessez de déblatérer des idioties et présentez donc la personne qui a l'envie folle de se trémousser dans un cimetière en pleine nuit... »

    Oua bravo Aaron, tu as parlé longtemps pour quelqu'un d'aussi silencieux que toi. Seulement voilà, le petit était malin. Comme un vrai Sherlock, il avait bourré de sous entendus sa tirade. Il avait l'audace de lancer un pic à l'homme en le disant se trémousser, reflétant la réaction qu'avait eu ce dernier devant son arme et osait le terme d'idiotie. Peut être qu'il avait tord de prendre de tels risques, peut être qu'il allait avoir des ennuis, qu'il s'était confronté à plus fort que lui... mais tant pis, un caractère de cochon est un caractère de cochon. Notre jeune homme voulait qu'il se présente mais, tant qu'à faire, que l'intrus donne le pourquoi de sa venue. Il se doutait bien que ce n'était pas pour arroser les pâquerettes et trépignait même d’impatience... si c'était un ennemi à tuer. Comme pour s'assurer que l'homme allait bien, au moins se présenter, notre héros de roman commença de suite :

    « Je me nomme Aaron Keinz... et vous ? »

    T'aurais put faire un effort là Mister Keinz... Avec ça, il saura bien suite à cela, si l'homme est mal polit, cache son identité ou est tout simplement idiot. Sage comme une image, il restait face à l'homme, toujours son arme à la main, ne bougeant pas d'un pouce. Pour le moment, il avait l'avantage. Il était le lion tapit prêt à sauter sur une... gazelle ? (même si on a parlé de loup et de poule...passons outre)
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Mieux tard que jamais » le Ven 2 Nov - 12:59.


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Le sourire qui s'étendait sur les lèvres du noble s'élargit davantage. Se contenir. Rire. Oui rire, mais pas à s'en éclater les poumons, sous peine de déchirer le silence de la nuit. Zayn laissa tout d'abord quelques ricanements s'échapper avant de partir dans un rire qu'il s'efforçait d'étouffer. C'était tellement drôle, voire hilarant. Son opposant avait du répondant. La façon dont il lui avait renvoyé l'ascenseur avait été tout simplement magistrale. Et il avait adoré. Chaque petit dard, petite pique. Chaque reproche soigneusement terré derrière des arrière-pensées, tout l'avait amusé. La suite des évènements promettait d'être intéressante. Mais tout de même, penser aux formalités dans un moment pareil. A quoi s'attendait-il ? A prendre le thé ? Pour Zayn, se présenter relevait presque de la futilité. Il n'avait pas besoin de connaître l'identité du pilleur de tombe et de ce fait, il avait encore moins de raison de lui céder la sienne. Du moins, il tentait avec fermeté de se convaincre que c'était le cas, mais cette sensation floue qui le troublait depuis son arrivée lui hurlait le contraire. Quant à tous ces cadavres enterrés aux alentours...

-C'est toujours mieux que d'entendre des pleurs incessants à longueur de temps, rétorqua-t-il en haussant les épaules.

A ces mots, son regard se perdit quelques instants dans le vide, dû à une soudaine pensée qu'il avait pour sa sœur. Ces jours où elle s'enfermait à double-tour dans sa chambre pour pleurer l'absence de ses parents, elle voulait pouvoir verser toutes les larmes de son corps, sans que son frère ne puisse la voir dans un tel état de détresse. Non, elle ne voulait absolument pas qu'il la voit ainsi. Et il l'avait détestée pour cela. Elle était, pour ainsi dire, l'une des seules personnes au monde à lui prouver qu'il n'avait pas encore perdu toute son humanité, et elle refusait l'éventuelle main qu'il pouvait lui tendre en compensation. Au cimetière, elle en faisait autant. Mais bien sûr, elle s'y rendait toujours seule. Malheureusement pour elle, son frère savait qu'il y avait anguille sous roche, elle ne pouvait pas le lui cacher. La voir en peine, et ne rien pouvoir faire pour la réconforter, c'était tellement désagréable.

Lentement, comme si ses songes s'estompaient petit à petit pour s'envoler en fumée et à nouveau laisser place à la réalité, Zayn fixait silencieusement son interlocuteur qui, contre toute attente, fit le premier pas. Un premier pas qui provoqua chez l'héritier des Van Sydow un déclic qui le secoua de toute part. La malice laissa progressivement place à de la surprise mélangée à de la confusion.

-Aaron... Keinz ? répéta-t-il à voix basse, comme pour se convaincre lui-même de ce qu'il venait d'entendre.

Mais avant même qu'il n'eut pu répondre, un faisceau lumineux l'éclaira brièvement, suivi par un "Qui est là ?!", aveuglant le jeune homme qui eut le réflexe de se protéger les yeux à l'aide de son bras. Trop loin pour pouvoir distinguer quoi que ce soit avec clarté, le gardien du cimetière se rapprochait au pas de course mais il perdit sa cible qui se plongea à nouveau dans la pénombre de la nuit.

-J'espère que vous n'avez rien laissé qui pourrait vous faire soupçonner de ce pillage Aaron, dit-il en allant trouver refuge derrière une pierre tombale, plus loin.

Ayant entraîné le pilleur dans sa course, Zayn scrutait les environs à la recherche d'un moyen de semer le veilleur. Galère. C'était la galère. Pour une fois, l'imprévu l'avait pris au dépourvu. En temps normal, ce gêneur aurait trouvé la mort ici-même, après tout Zayn détestait la fuite, ce n'était vraiment pas son genre. Cependant, par la présence d'une seule personne, il ne pouvait se permettre de se laisser porter par ses désirs meurtriers. Et il n'avait aucunement l'envie de perdre du temps à essayer de convaincre le gardien. Même s'il était vrai qu'il n'avait rien fait pour souiller une tombe, il n'en restait pas moins qu'il n'avait aucunement le droit de pénétrer ces lieux au milieu de la nuit. Qui plus est, le véritable coupable dans l'histoire n'était autre que cet ami avec lequel il avait échangé de nombreuses lettres, jusqu'à ce qu'ils ne se perdent de vue durant ces neuf dernières années. Il avait tellement changé. C'était à peine croyable et tellement hilarant à la fois. Mais l'heure n'était pas encore aux retrouvailles paisibles.

-Montrez-vous, je sais que vous êtes ici !

Adossé contre la pierre, Zayn risqua un coup d’œil vers la tombe souillée que le gardien venait tout juste de découvrir. Ses pas se rapprochaient lentement, la lueur de sa lampe torche s'étendait devant les yeux du tueur à gages qui pressa Aaron. Un changement de cachette s'imposait. Mais plus que tout, eux deux se devaient de se débarrasser de cet imbécile, sans avoir recours au meurtre. Merde. Tant pis. Et pour couronner le tout, le ciel s'était mis à mimer le sentiment qui envahissait la plupart des gens qui venaient se recueillir ici, c'étaient ses propres larmes qui se déversaient sur le cimetière.
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Mieux tard que jamais » le Lun 5 Nov - 12:47.


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    ♦ Zayn Van Sydow & Aaron Keinz ♦
    « J'ai creusé ta propre tombe ~ »


    - Aaron... Keinz ? formula, surpris, l'homme qui regardait maintenant le pilleur de tombe comme s'il avait vu un extraterrestre. Aaron savait qu'il était unique mais jusque là...

    « Ben oui, c'est mon nom pourquoi ... ? T'as l'air d'un idiot a rester bouche bée comme ça. Qu'est ce qu'il a mon nom, hein ? J'ai rien demandé moi, si ça parait bizarre...

    Shit. Encore un chieur dans une situation pareil. Le gardien. Qu'est ce qu'il venait faire là... surveiller ? Pourquoi maintenant... Aaron avait eu son compte de soucis. D'obstacles qui gâchait tout son travail. Non, il n'avait rien fait. On ne le reconnaitrait pas... mais il n'avait pas non plus l'intention de partir sans le but de sa venue. L'allemand détestait perdre son temps. Voilà qu'en plus, l'homme l'avait tiré par le bras pour l'obliger à aller se cacher avec lui. Mais qu'est ce que c'était que ça ? Certains animaux arrivent à se cacher de leurs prédateurs. D'autres se paralysent ou font le mort lorsqu'ils sont touchés dans l'espoir que leur prédateur en perde l'intérêt. D'autres possèdent des méthodes d'auto-défense exotiques. Par exemple, certains spécimens de poissons changent de couleur pour se camoufler. Ces réponses sont enclenchées par leur système nerveux sympathique, mais seulement dans la mesure de la réponse combat-fuite. Souvent, le combat et la fuite s'entre-mêlent lors de confrontations. Alors pourquoi ne pas affronter celui qui se démarquait comme étant le prédateur d'Aaron. Pourquoi se laissait il faire par cet inconnu étrange ?

    " Les hommes et les femmes agissent différemment. Les hommes répondent plus directement à une situation d'urgence par une agression (combat), alors que les femmes répondent plus souvent par la fuite, se tournent vers les autres pour demander de l'aide ou tentent d'inverser la situation (elles tenteront de se lier d'amitié plutôt que de combattre). "
    « Je suis pas une femme moi. Je suis pas une fille. Idiotes. »


    Pourtant, les agissements qu'avaient les deux jeunes hommes avaient plus l'air de ceux d'un enfant ou d'une femme. Aaron avait peut être une réflexion étrange mais c'est ce qui passait dans sa tête. C'est aussi ce qui l'obligea à se lever. Le voilà maintenant à découvert. Pour éviter que l'autre homme soit repérer, il se dirigea discrètement plus loin. Derrière l'homme. Dans le dos du gardien. Ce dernier était en train de râler ou pleurer devant le cercueil déterre. Aaron n'avait pas voulu arranger ce qu'il avait fait. Il s'était caché à la suite de l'intrus. Notre héros de roman était un enfant, il allait jouer avec les nerfs de cet homme qui gâchait son boulot. Il vint poser sa main sur l'épaule de ce dernier avec une grande lenteur comme s'il allait toucher une plante piquante. Tout en faisant cela, il souffla à l'oreille du gardien : « Bouh. » Je ne vous cache pas le bout immense qu'à fait le pauvre employé municipal.

    Paniqué il tomba que le sol, laissant tomber sa torche dans le trou éclairant faiblement Aaron lui donnant un air de zombie avec un visage blanc et son habituelle expression glaciale. Paniqué, l'homme arriva tout de même à articuler :

    « Qui... qui qui... êtes vous ?! » trempé de sueur.

    Comme tout bon acteur, notre allemand rentra dans un personnage qu'il imagina rapidement dans son esprit à la suite des événements qu'il venait de provoquer. Il profita de ce moment de délice où l'homme avait peur de lui pour exagérer l'image qu'il se faisait du pilleur de tombes. Il afficha un sourire mauvais, narquois et sarcastique. Avec lenteur et il s'avança vers le pauvre homme qui reculait dangereusement vers le trou, formé par une pelle pour enterrer la femme qui était en ce moment allongée dans la boite de bois cirée.

    « Ich bin derjenige, der Ihren Tag enden wird. » exagérant la situation, il s'amusait intérieurement.

    L'homme lui, était terrorisé comme personne. Livide, il paniqua et approchait la crise cardiaque, surtout vu son age avancé. Avoir parlé en allemand avait exagéré la situation. Encor un italien qui ne comprenait pas sa langue. Aaron soupira. Un peu trop comme un mort vivant énervé... sans le vouloir. Oups. Le gardien n'hésita pas à tomber dans le trou en un cri déchirant. Aaron savait qu'il devait vite. Pour que l'homme reste bien tranquille un moment il se fit encore plus mauvais. Il prit une pelle et rendit de la terre au sol charcuté. Le prochain mort dans ce trou criait d'horreur et toussait avec la poussière et la terre qui tombait autour de lui. Implorant pardon, il pleurait toute les larmes de son corps en criant qu'il avait une famille. Avec un ricanement d'outre tombe, froid et ... comme sortit du cœur, réel... le sadique cessa un instant son petit jeu, une fois que la terre arrivait aux genoux de l'homme. Il jeta un coup d’œil à l'inconnu qui était en premier venu le déranger. Finalement il haussa les épaules et sortit son arme. On ne savait jamais. Il pouvait penser ce qu'il voulait, il le tuerait avant qu'il puisse raconter tout ça à la police.

    Notre pilleur de tombe commença enfin ce pourquoi il était venu, ignorant l'homme paniqué et celui qui s'était caché en vitesse. Il ouvrit la tombe qui laissa place à une femme bien conservé encore mais où une odeur de mort empestait. Comme si cette odeur ne lui faisait rien, le jeune allemand dit seulement :

    « Hmm... mignonne. » avec ironie.

    Puis il la fouilla pour déceler une boite sous ses genoux qu'il prit en surveillant du coin de l’œil le prochain mort sur la liste. Avec un regard noir il le regarda se demandant comme il pourrait s'occuper des deux hommes. Les tuer ? Les ensevelir sous la terre ? Les tuer avec un coup de tombe sur la tronche ? Malgré son côté impartial, son corps tremblait face aux horreurs qu'il osait penser. Que penser, laisser son côté animal présent en chaque Homme l'emporter ou choisir la raison ? Comme un enfant, il ne pouvait penser à la raison de suite. Il pointa sur l'homme sa chérie, son arme adorée et dit avec une grande froideur :

    « Tu en as trop vu... » , la boite coincé dans son coude après avoir refermé la tombe et laisser maintenant reposer la pauvre femme...

Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Mieux tard que jamais » le Mer 7 Nov - 13:31.


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Zayn en avait trop vu, effectivement. Jamais il n'aurait imaginé, ne serait-ce qu'une seconde, que cet ami avec qui il avait récemment repris contact, cet ami qu'il avait dernièrement invité -toujours par lettre- pour le retrouver depuis tout ce temps, aurait pu tourner ainsi. D'abord pilleur de tombe, puis finalement meurtrier potentiel. En réalité cette perspective lui plaisait plus ou moins. En revanche, le fait qu'il ne savait absolument pas d'où il venait lui déplaisait fortement. Il ne faisait sûrement pas partie des Hallowed Hearts, alors d'où Diable sortait-il ? La seule option qui lui venait en tête accentua sa frustration et sa méfiance, mais pour l'heure, il préférait lui laisser le bénéfice du doute. Après tout, peut-être agissait-il pour sa propre personne ? Même si la probabilité se voulait quasiment nulle, Zayn ne pouvait pas écarter cette option. Laquelle il préférait largement à la seconde.

L'unique fils des Van Sydow fixait le jeune homme silencieusement avant de dériver sur l'arme qu'il pointait à nouveau dans sa direction. Son visage impassible accentuait l'intensité de ce regard qu'il portait sur ce pauvre ignorant. Heureusement pour lui, le sang-froid semblait être au rendez-vous, sans quoi un coup de feu aurait sûrement retentit à travers l'épaisse obscurité du cimetière, voire plus loin, avec pour bilan des résultats plus que conséquents. Et voilà que monsieur pilleur de tombe se mettait à le tutoyer maintenant. Ce n'était pas un problème en temps normal, mais il ignorait tout simplement qui il avait en face de lui. Aaron voyait en lui un simple ennemi, ou plutôt un gêneur qu'il comptait visiblement éliminer. Cette pensée fondée sur ce changement d'élocution le laissa totalement indifférent, parce qu'il savait. Il savait que de simples mots provoqueraient un retournement de situation spectaculaire qui produirait sûrement le même effet qu'un choc thermique.

Stoïque et assuré, Zayn laissa un soupir s'extirper d'entre ses lèvres avant de lever à nouveau les mains comme pour assurer à ce jeune homme qu'il ne tenterait rien qui pourrait être qualifié de stupide, pas même d'atteindre sa propre partenaire qui reposait humblement dans son fourreau.

-On se calme, tout doux, dit-il sur un ton qu'il voulait cordial.

Lentement, il se dirigea vers le trou creusé tout en le surveillant du coin de l’œil. De pathétiques gémissements faisaient écho entre les étroites parois de terre. Le gardien était en pleine panique et éleva son regard à l'approche du jeune homme qui le toisait d'un regard quelque peu hautain.

-Aidez-moi ! Je vous en prie ! Je n'ai rien fait de mal ! suppliait-il.

Zayn s'accroupit au bord de la tombe creusée et soupira à nouveau, mais de lassitude cette fois-ci. C'était toujours le même discours. Décidément les victimes manquaient cruellement d'originalité, ça en devenait presque ennuyeux à mourir. Le veilleur ne cessait de supplier, visiblement sa chute ne lui avait pas fait de cadeau, si ce n'est une jambe cassée ou une cheville fracassée. Quelle qu'était sa blessure, il ne pouvait pas s'échapper. D'un doigt posé sur ses lèvres, le jeune noble esquissa un léger sourire.

-Shht... fit-il de manière à peine audible.

Son index maintenant pointé dans les airs se mit à s'agiter de droite à gauche pendant que Zayn claquait lestement de la langue, le tout accompagné d'un clin d’œil mauvais. Le pauvre employé sentit un frisson lui parcourir l'échine alors que des sueurs froides commençaient à l'envahir. Perdu. Il était totalement perdu et son heure ne tarderait pas à sonner. Il devait sûrement l'avoir compris à présent.

Zayn se redressa alors pour se tourner vers Aaron qui tenait aussi fermement son arme à feu. Le sourire mauvais qu'il avait adressé au veilleur s'estompa pour de nouveau laisser place à une expression plus grave.

-Alors vous comptez me ôter la vie ? Soit, laissez-moi juste vous poser une question avant, dit-il avant de marquer une pause, la date et les horaires énoncés dans ma dernière lettre vous conviennent-ils ou bien faut-il trouver un autre créneau ?

La pluie s'abattait lourdement sur le cimetière, plus le temps s'écoulait, plus l'eau déversée par le ciel s'alourdissait. Le jeune noble jeta un vif coup d’œil au gardien qui semblait paniqué à l'idée de se noyer dans cette tombe qui ne lui était pourtant pas destinée. Son attention reportée vers Aaron, il reprit la parole :

-Neuf ans que l'on s'est perdu de vue. C'est relativement long, tu ne trouves pas ? conclut-il, en tutoyant finalement son interlocuteur dans l'espoir de lui faire clairement comprendre le message qu'il souhaitait lui faire passer.

C'est d'un regard plus amical qu'il le fixait désormais, laissant l'eau tombante du ciel le tremper jusqu'aux os, le jeune homme ajusta sa veste de façon à cacher sa fidèle arme blanche, il n'avait pas franchement besoin de l'exhiber. Ou tout du moins, pas maintenant.
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Mieux tard que jamais » le Ven 9 Nov - 7:21.


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    « Tu as abimé ma carapace, n'en mange pas la tortue »


    C'était vraiment un lieu macabre, un cimetière. Non ? Surtout qu'il pleuvait en plus de cela. Moment parfait pour un crime silencieux, pour quelque chose d'illégal. La pluie était là pour effacer les traces. La boue cacherait les traces de chaussures, les coups de feus résonneraient comme un orage... Parfait. Pourtant la proie n'avait pas l'air d'accord pour se laisser tuer. Ennuyant. Quel perte de temps. Aaron détestait par dessus tout qu'on le gène, qu'on le prene pour un idiot puis qu'on lui fasse perdre son temps. L'homme en lui même réunissait tous ces critères... et en plus il lui disait de se calmer ? Quelle bonne blague.

    « On se calme ? Me prend il en encore pour un simple enfant incapable de prendre des décisions, de choisir la fin d'une vie pour quelqu'un ? Laisse moi rire. Comment t’ose me regarder de haut ?! »

    Pour illustrer son irritation intérieure, Aaon chargea son arme et prit un air plus noir encore. Il regarda son adversaire, sa proie... à vous de voir comme distinguer dans quelles conditions se trouve l'homme châtain. C'est le sourire que ce dernier afficha qui perturba notre allemand et l'empêcha de tirer de suite. L'expression qu'il fit vers le gardien. Lui non plus n'avait pas l'air commode. Quelqu'un de tout à fait normal aurait justement tué celui qui est méchant avec le pauvre vieil homme prisonnier sous le niveau de la mer. Aaron lui, se disait qu'il pouvait être un adversaire de taille ou posséder des informations importantes pour lui. Il fronça les sourcils comme un enfant qui hésite quoi faire. Il avança vers les deux hommes sans un mot puis s’arrêta quand l'autre se releva. Il n'avait pas peur de bouger, une arme sur lui. Les bras levés ? Comme dans les films pour montrer qu'il était innocent ? Pour rien ? Qu'il ne ferait rien ? Quelle ironie. Pour empêcher notre ancien aristocrate, il fallait un bouclier, pas un main tendue. Alors qu'il le faisait à nouveau face. Alors que sa cible se remontrait, Aaon allait tirer. Une question à poser ? Tant pis, le criminel n'était pas là pour exhausser ses demandes avant qu'il meurt. Idiot. Il n'en pouvait plus de s’arrêter en pleine action. D'en venir à hésiter. Il lui montrerait qu'il n'est pas une poule mouillée. Mais... encore une fois notre jeune homme dut faire face à un nouveau problème qui allait le déboussoler... les paroles de l'intrus.

    - ... la date et les horaires énoncés dans ma dernière lettre vous conviennent-ils ou bien faut-il trouver un autre créneau ?

    Impossible. Dernière lettre. Lettre. Rendez vous. Date. Horaires. Le cerveau d'Aaron était déboussolé même s'il avait tout de suite trouvé de quoi il parlait. La personne avec qui l'enfant discutait par lettre pour éviter ses emmerdes avec la monarchie... se tenait devant lui ? Tic tac tic tac.. L’horloge avançait doucement, lentement, ennuyeusement. Comme si elle semblait frappée par un ralentissement venant de nulle part. Mais ce n'était que parce que j’observai ce visage. Une image. Une photo de mon passé que je n'avais pas vraiment envie de revoir. Sur ce visage, aucune expression -tout comme moi-. Pas de joie, de colère ou même de tristesse. Il ne pouvait pas y croire. Il pointait son arme sur un des seuls, pour ne pas dire LE seul qui l'a écouté ? Qui a eu l'envie de le lire et le courage de lui répondre ? Aaron avait envie de tuer en ce moment cet homme parce qu'il ne pouvait faire son boulot. Non. C'était impossible. Une blague. Après un moment d'hésitation Aaron fronça des sourcils et fusilla du regard pour remonter l'arme vers le visage du noble.

    - Neuf ans que l'on s'est perdu de vue. C'est relativement long, tu ne trouves pas ?

    C'était impossible... Aaron n'en croyait pas ses yeux. Lui ? Là ? Ici ? Tout son passé remonta à son esprit. Toutes ces lettres qu'il avait envoyé enfant. Toutes ses attentes et ses joies d'en recevoir des réponses. C'était tout simplement surprenant. Même si un côté de l'allemand lui chuchotait de faire attention, lui répétait que ce n'était pas réel mais un simple piège, que quelqu'un savait son passé, savait tout de lui et il fallait l'abattre... Malgré cela c'est le côté perdu du jeune homme qui prit la place. Il était tellement fragile comme homme que le moindre rappel lui était douloureux. Alors son regard sombre se perdit et un autre, déboussolé. Perdu. Il paniqua comme si on l'avait enfermé, emprisonné. Il avait l'impression d'étouffer. Même si personne ne le capturait, même s'il avait la boite pour quoi il était venu en cette nuit étrange... Même s'il était bien les pieds sur Terre, Aaron perdit ses moyens. Il avait l'impression d'avoir perdu, d'avoir un morceau de lui qui s’effrite et se brise. Sa respiration s’accéléra. L'arme tomba. Il regardait paniqué le sol, les yeux écarquillés. Neuf ans passait en vitesse dans son esprit. Tous ces moments de doute, sa fuite, les débuts de dealeur, la honte, l'incompréhension, la perte de lui même, l'alcool... Puis l'organisation, sa ressource, ses émotions perdues, son sourire effacé... Tout passait comme un film entre ses deux oreilles. Paniqué devant toutes ses images, il recula inconsciemment.

    " ... Sans crier garde, alors qu'on les croyaient enfin... prisonniers. Ces souvenirs (et pas les meilleurs ) qui se font aussi présent qu'il semble que c'était hier, je croyais pourtant avoir enfin oublié du moins rangé dans un tiroir fermé à clef, mais il suffit d'un mot parfois pour les faire ressurgir... Mais il y a aussi les souvenirs heureux. Tellement courts, tellement futiles face à tout ça... "

    Ils ressortent car c'est le temps pour vous de faire ce ménage. Le grand ménage est arrivé. Mais le choix est a vous, faire ce ménage et retrouvé un intérieur propre ou essayer pendant des années de fermé un tiroir qui est trop plein. Est ce que cet homme allait le perdre à nouveau ou au contraire l'aider ?

Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Mieux tard que jamais » le Ven 9 Nov - 14:13.


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La confusion, la désorientation et la désolation. Pile le genre de sentiment que Zayn aimait faire ressentir à autrui. Se perdre dans ses pensées ou à travers son passé, c'était comme marcher sur une frêle glace prête à se briser au moindre mouvement... Dans le pire des cas. Et cette nuit, il savait pertinemment qu'il avait touché une corde sensible, parce qu'il avait très exactement su où viser. Même s'il n'avait aucun mérite, dans la mesure où ce cher Aaron ne lui était guère inconnu, le résultat n'en restait pas moins le même. Et malgré ces retrouvailles que le jeune noble avait longtemps attendues, son visage marqué d'un regard plongé dans l'indifférence fixait intensivement le pilleur de tombe qui avait perdu tous ses moyens, si bien que sa fidèle arme à feu s'était dérobée de ses mains. Zayn contempla le revolver qui baignait dans une flaque boueuse pour un temps, avant de revenir sur son propriétaire. Il n'avait pas soufflé mot depuis qu'il lui avait ouvert les yeux, et il ne semblait aucunement disposé à y remédier. Ah ! Quelle satisfaction. Le voilà. Il était là, ce fameux choc thermique que le Van Sydow avait prédit. Il était devenu tellement bon à ce jeu qu'il ne put s'empêcher d'étendre légèrement ses bras sur l'axe de ses épaules, pour élever la tête vers les cieux qui commençaient à gronder rageusement, comme pour apprécier davantage ce moment peu commun, avant de finalement reporter son attention sur Aaron. Lentement, ses pas s'avancèrent pour se figer devant le revolver qu'il récupéra nonchalamment. Son regard se promena quelques instants sur cette arme à feu, ce n'était pas son type de prédilection, mais il savait tout de même s'en servir. De la boue s'écoulait le long du canon alors que le jeune homme la maniait vivement en la faisant tourner entre ses doigts habiles, et s'arrêta net après l'avoir placée dans la paume de sa main. Bras tendu. La tendance s'était nettement inversée, et Aaron se retrouvait avec son propre canon pointé sur lui.

-C'est fou comme les mots peuvent tout changer, souffla Zayn.

Ce n'était peut-être pas très exactement le genre de retrouvailles que ces deux jeunes gens avaient pu s'imaginer, et sans doute Zayn devait-il se sentir honteux d'éprouver autant de jouissance à contempler son ami aussi exacerbé ? Mais il n'en était rien. Non pas qu'il n'en avait strictement rien à faire, mais cette adrénaline naturelle remontant au creux des sentiments lors des moments dits forts manquait tout simplement à l'appel. Pourquoi ? Parce que cette capitale, ce cocon d'émotions et de sentiments, ce coffre fermement cadenassé qu'était son cœur avait, depuis maintenant des années, du mal à se rouvrir sur le monde. Et cette étroitesse d'ouverture faisait planer une folle tension au-dessus du jeune noble qui, cette nuit, s'efforçait à voir cette personne qui se tenait en face de lui d'un œil autre que celui d'un meurtrier inlassablement assoiffé de sang. Il resta ainsi, le canon mis en avant, durant des secondes qui parurent sûrement interminables aux yeux d'Aaron, avant d'effectuer un demi-tour de manière à tendre le manche du revolver vers son ami. Son indifférence s'estompa progressivement pour laisser place à un sourire ténu et plein de conciliation.

-Et c'est fou comme ils peuvent lier deux personnes, dit-il calmement. On dirait que tu as vu un fantôme. Je suis bien là pourtant, avec ma chair, mon sang et mes os... Ah bien sûr, ce n'était pas vraiment de cette manière que j'appréhendais ce moment, mais au point où l'on en est... Je suis ravi de te revoir Aaron, conclut-il après un temps.

Cette situation était peu orthodoxe pour des retrouvailles qui se voulaient amicales, personne ne pouvait le nier, mais selon Zayn, c'était également tout aussi bien ainsi, voire le meilleur de ce qui pouvait leur arriver. Il n'était pas très friand de la banalité et se voyait assez mal entreprendre une conversation dite normale avec son ami dès le premier jour en face à face. Car tout le monde le savait, la tonalité des lettres était, dans un cadre général, cent fois plus douce que ce que l'écrivain pouvait ressentir en réalité. C'est pourquoi, avant que les évènements n'aient été précipités, Zayn avait autant de hâte que d'appréhension de retrouver son ami. Parce qu'il était tout de même l'une des rares personnes sur Terre à avoir connu le Zayn Van Sydow d'autrefois et l'idée de voir qu'Aaron avait changé à tel point qu'il pourrait très bien regretter le geste qu'il avait effectué, et qui avait à lui seul, remis l'horloge en marche le refroidissait hautement.

Dans le cas présent, sans doute aurait-il plus de facilité à accepter ces éventuels regret et rejet, compte tenu des faits et des mystères qui planaient dans les airs. Aucun obstacle ne pourrait l'empêcher d'arborer ce masque qu'il portait devant quasiment tout le monde. Tout le monde... Sauf Aaron et seulement deux autres personnes.

Le bruit d'un léger éboulement tombant lourdement dans l'eau fit écho dans le dos du jeune noble qui regarda en arrière, sans prendre la peine de bouger la tête. Le gardien du cimetière tentait désespérément de sortir de cette tombe agitée par l'eau houleuse de l'orage, mais l'infortune s'accrochait indéniablement à sa personne. Jamais il ne ressortirait de là de son vivant.
Il était souvent dit que lorsqu'une vie s'éteignait, une autre s'éveillait. En l'occurrence, Zayn espérait que cette amitié qu'il avait autrefois forgée avec Aaron retrouverait ses couleurs d'antan.

-Allons vieillard, ne pourrais-tu pas cesser de te débattre et te laisser aller à la mort ?
Ce post a été écrit dans le sujet « Re: Mieux tard que jamais » le Lun 17 Déc - 18:02.


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